1999 - Dans les favelas de Recife au Brésil

Au Brésil, 2/3 des ruraux soit 20 millions de personnes sont pauvres. Ils vivent le plus souvent sans eau et sans électricité. Ces conditions de vie difficiles ont pour première conséquence un exode rural important, responsable de l’explosion urbaine au Brésil. Mais il transfère la pauvreté des campagnes vers les villes. Les néo-urbains s’installent dans les favelas des périphéries ou des quartiers taudifiés des centres. Si ces migrations ont touché en priorité les agglomérations du littoral comme Rio, Sao Paulo ou Recife il concerne maintenant la totalité des villes brésiliennes.

Les favelas sont devenues de véritables villes dans la ville. Quartiers de misère, d’insalubrité et de violence, elles disposent souvent de leur propre organisation sociale, souvent dirigée par des bandes mafieuses. Ces zones de mal-développement échappent parfois totalement au contrôle des autorités publiques. Dans les quartiers où le sous emploi est massif, les sources de revenus des habitants sont diverses : à côté du secteur informel, certains continuent de travailler quelques semaines par an à la campagne.

C’est dans ce contexte que Frères des Hommes a voulu appuyer le Centre Josue de Castro dans son soutien au développement de l’économie populaire dans les favelas de Recife (nord-est). Les trois activités principales de notre partenaire auprès des populations en difficultés sont :

  • la formation (acquisition d’une qualification technique, de compétences commerciales, de gestion…)
  • l’accès au crédit à taux faible qui permet les investissements et le développement d’activités économiques
  • l’organisation collective, pour une meilleure compétitivité et représentation auprès des autorités afin d’améliorer leurs conditions de vie (habitat, santé, éducation,…)

Dans les favelas, les familles défavorisées sont contraintes à vivre dans des conditions de grande précarité et de totale insalubrité. En les aidant à s’organiser, notre partenaire, le Centre Josue de Castro, soutient leurs efforts pour faire entendre leurs voix auprès des autorités et être considérés comme des citoyens à part entière ayant un droit de contrôle et de participation à la formulation et au suivi des politiques publiques.

La mobilisation de la population a permis la création d’un centre de santé et d’un centre d’activités culturelles au sein du quartier de Carangego.

Enfin, grâce aux micro-crédits à un taux très faible, l’économie populaire a pu se développer. Ainsi, des populations défavorisées ont été en mesure de mettre en place une activité génératrice de revenus (salon de coiffure, atelier de couture…).

Mise à jour: vendredi 1er octobre 1999

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