Agro-écologie
L’agroécologie promeut une vision de l’agriculture axée sur la qualité, a contrario de l’agriculture productiviste. Elle refuse par ailleurs la vision purement technicienne du métier d’agriculteur. Ses grands principes allient ainsi savoir-faire technique et réhabilitation du rôle économique et social essentiel des paysans.
Plus précisément, les modes de production agroécologiques s’adaptent aux caractéristiques propres à chaque terroir et protègent ses ressources (sols, eau). La fertilisation des sols se fait par l’utilisation d’engrais naturels (fumier, compost), de même que la protection des cultures, pour éviter de polluer l’environnement et pour réduire la dépendance économique des paysans par rapport aux produits chimiques commercialisés. Les semences utilisées sont issues de variétés locales et sont produites par les paysans eux-mêmes, également pour éviter la dépendance économique vis-à-vis des entreprises semencières ; ceci contribue de surcroît à la préservation de variétés délaissées par ces dernières (biodiversité).
Ainsi, l’agroécologie permet d’allier sécurité alimentaire (aliments plus sains), économique et environnementale. Elle joue un rôle important dans la promotion de la souveraineté alimentaire, car elle privilégie des modes de production à la fois durables pour l’environnement, rémunérateurs pour les paysans, respectueux de leur travail, abordables et de qualité pour les consommateurs.
Au Rwanda, Frères des Hommes et son partenaire Adenya développent un programme d’aménagement anti-érosif de trois collines afin d’améliorer la production agricole, et de renforcer l’autosuffisance alimentaire des ménages, tout en préservant les ressources. En Haïti, Frères des Hommes et le Mouvement paysan Papaye travaillent sur le Haut Plateau Central pour la valorisation durable des potentiels fruitiers et maraîchers faiblement exploités, tout en permettant le reboisement de la région.







