Circuits courts
Entre le paysan producteur et le consommateur existe toute une filière d’intermédiaires pour collecter, éventuellement transformer, transporter et distribuer les denrées. Si cette filière est génératrice d’emplois et de valeur ajoutée (par exemple dans la transformation), elle a aussi permis à ceux qui maîtrisent la distribution commerciale de concentrer l’essentiel des revenus. Pour cela, au Nord comme au Sud, ces intermédiaires ont appliqué une méthode simple mais inique : d’abord, faire pression sur les prix à la production - y compris en poussant des pays du Sud à produire dans des conditions de travail déplorables des produits destinés à l’exportation pour concurrencer les agriculteurs du Nord, plus chers ; puis, engranger la majorité des bénéfices par la pratique de marges importantes à la vente ; enfin, convaincre le consommateur qu’il pourrait - devrait - encore payer moins sans considérer la réalité des coûts. Frères des Hommes et ses partenaires sont convaincus que des alternatives existent à travers la promotion de circuits courts de commercialisation où le nombre d’intermédiaires est réduit et la relation entre producteur et consommateur plus directe et immédiate. En effet, en réduisant le nombre d’intermédiaires, les revenus des agriculteurs augmentent et les consommateurs ont eux accès à une alimentation abordable et dont ils peuvent plus facilement apprécier la qualité car ils en connaissent la provenance et les modes de production. Ce mode de commercialisation offre également d’autres avantages ; notamment, il est plus écologique, en donnant la priorité aux échanges locaux plutôt qu’au transport de produits d’un bout à l’autre de la planète.
La promotion des circuits courts est donc un des éléments qui participent de la réalisation de la souveraineté alimentaire. C’est pourquoi Frères des Hommes soutient les efforts de développement des circuits courts par les populations rurales marginalisées du Sud.
Au Nord, Frères des Hommes et ses équipes locales défendent également les circuits courts, avec le soutien par exemple du mouvement paysan des 2000 paniers à Quimper.







